Introduction
Chaque début d'année, les mêmes articles ressortent : "les 10 tendances influence à suivre". La plupart reprennent des prédictions américaines sans les confronter à la réalité du marché français.
Chez Matriochka Influences, nous ne faisons pas de prospective théorique. Nous gérons des campagnes d'influence et de RP à Paris pour des marques comme NIVEA, Volvo, Instagram, Call of Duty ou Amazin. Ce qui suit, ce sont les mouvements que nous constatons au quotidien dans nos briefs, nos négociations et nos résultats clients.
1. Le clipping : saucissonner pour démultiplier
C'est la tendance que nous voyons exploser en 2026 et dont peu d'articles parlent encore.
Le principe est simple : une marque produit ou finance un contenu long (un live Twitch, une vidéo YouTube, un événement filmé) puis découpe ce contenu en dizaines de mini-clips redistribués sur des comptes tiers. Chaque clip est pensé pour fonctionner seul, avec son propre hook, son propre format, adapté à la plateforme de diffusion.
Nous l'avons mis en place pour Call of Duty : à partir d'un live Twitch, nous avons produit des clips courts redistribués sur plusieurs comptes et plateformes. Le contenu source a une durée de vie de quelques heures. Les clips qui en sont tirés continuent de générer des vues pendant des semaines.
Pourquoi ça fonctionne aussi bien ?
Le contenu long est cher à produire mais riche en moments exploitables. Le clipping permet d'en extraire 10, 20 ou 30 contenus courts à un coût marginal quasi nul. Chaque clip touche une audience différente, sur un compte différent, à un moment différent. Le ROI par euro investi dans le contenu source est mécaniquement démultiplié.
Pour les marques, c'est un changement de logique : il ne s'agit plus de payer un influenceur pour un post, mais de créer un actif de contenu qui se décline à l'infini.
2. L'UGC prend le dessus sur le contenu "influenceur classique"
Le contenu généré par les utilisateurs (UGC) n'est pas nouveau, mais en 2026 il est devenu le format dominant dans les briefs que nous recevons.
La raison est simple : les audiences ne croient plus aux posts sponsorisés trop léchés. Un Reel tourné à l'iPhone dans une vraie cuisine convertit mieux qu'une production studio à 5 000 €. Les marques l'ont compris et nous demandent de plus en plus des créateurs qui savent produire du contenu authentique, pas des influenceurs qui posent.
Concrètement, cela change notre façon de sourcer les profils. Nous cherchons des créateurs qui ont un vrai talent de production (cadrage, storytelling, rythme) même s'ils n'ont pas une grosse communauté. Certains de nos meilleurs résultats viennent de nano-créateurs à moins de 10 000 abonnés dont le contenu ressemble à un avis sincère plutôt qu'à une publicité.
L'autre évolution : les marques rachètent les droits sur ces contenus UGC pour les utiliser dans leurs publicités payantes (Meta Ads, TikTok Ads). Le contenu "fait maison" performe souvent mieux en paid que les créations publicitaires traditionnelles.
3. TikTok Shop et le social commerce changent la donne
TikTok Shop a bouleversé la relation entre influence et vente directe. En 2026, un créateur ne se contente plus de recommander un produit : il le vend en direct depuis son contenu.
Pour les marques, c'est une révolution dans la mesure du ROI. Fini les débats sur l'attribution : quand un produit est vendu via TikTok Shop, le lien entre le créateur et la conversion est traçable en temps réel.
Nous observons que les campagnes qui intègrent TikTok Shop obtiennent des taux de conversion nettement supérieurs aux campagnes classiques qui renvoient vers un site e-commerce. La friction est réduite à zéro : l'utilisateur voit le produit, clique, achète, sans quitter l'application.
Le live shopping, qui semblait stagner en Europe après le boom asiatique, repart en 2026 porté par TikTok. Les sessions live avec démonstration produit et achat intégré commencent à générer des volumes significatifs sur le marché français.
Pour les agences d'influence, cela implique de nouvelles compétences : savoir briefer un créateur sur la vente (pas seulement sur la visibilité), négocier des commissions sur les ventes en plus des fees fixes, et mesurer la performance en termes de chiffre d'affaires généré.
4. L'IA s'installe dans les coulisses des campagnes
L'intelligence artificielle ne remplace pas les créateurs (et ne le fera probablement jamais pour l'influence, où l'authenticité humaine est le cœur du métier). En revanche, elle transforme la façon dont les agences travaillent en coulisses.
Chez Matriochka, nous utilisons l'IA à plusieurs niveaux. Pour le sourcing d'abord : analyser des milliers de profils, croiser les données d'audience, détecter les faux followers. Ce qui prenait des jours prend désormais des heures. Pour l'analyse des résultats ensuite : les outils IA permettent de repérer des patterns de performance qu'un humain ne verrait pas dans un reporting classique.
Mais attention à la dérive. Nous voyons de plus en plus de contenus générés par IA qui tentent de se faire passer pour du contenu de créateur. Les audiences ne sont pas dupes, et les plateformes non plus. Instagram et TikTok ont durci leurs règles de transparence sur les contenus IA. Une agence sérieuse utilise l'IA comme outil de travail, pas comme substitut au contenu humain.
5. L'influence B2B explose sur LinkedIn
L'influence n'est plus réservée à Instagram et TikTok. En 2026, LinkedIn est devenu un vrai terrain de jeu pour les campagnes d'influence B2B.
Le mécanisme est différent : il ne s'agit pas de placements produit mais de collaborations avec des experts, des dirigeants ou des créateurs de contenu professionnel qui ont de l'audience sur LinkedIn. Un post LinkedIn d'un expert reconnu dans son secteur peut générer autant de visibilité qualifiée qu'une campagne Instagram, pour un coût souvent inférieur.
Nous avons observé une multiplication des demandes sur ce segment. Les marques B2B, les entreprises tech et même certaines marques grand public qui veulent toucher les décideurs se tournent vers l'influence LinkedIn.
Pour nous en tant qu'agence, cela implique d'élargir notre réseau au-delà des créateurs "lifestyle". Nous identifions et activons des profils d'experts sectoriels, de dirigeants influents et de thought leaders qui ont une vraie audience professionnelle engagée.
Ce que ces tendances signifient pour les marques
Le marketing d'influence en 2026 n'a plus grand-chose à voir avec celui d'il y a trois ans. Le métier se professionnalise, les budgets augmentent et les attentes en termes de mesure sont de plus en plus élevées.
Pour les marques, cela signifie que le choix de l'agence n'a jamais été aussi important. Une agence qui se contente d'envoyer des produits à des influenceurs et de compter les likes ne suffit plus. Il faut une agence capable de maîtriser le clipping, d'activer du social commerce, d'intégrer l'IA dans ses process, de sourcer des profils sur LinkedIn comme sur TikTok, et de garantir l'authenticité des audiences.
Chez Matriochka, nous sommes une structure agile. Nous n'avons pas les lourdeurs d'une grande agence mais nous avons l'expertise sectorielle (beauté, food, gaming, auto, tech) et les outils pour répondre à ces nouvelles exigences. C'est ce qui nous permet de proposer des campagnes qui intègrent ces tendances concrètement, pas juste dans un slide de présentation.
Vous préparez votre stratégie d'influence pour 2026 ?
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elodie.monchicourt@mtrchk.com / charlie.trouillebout@mtrchk.com
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